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BETHLEEM DANS L’HISTOIRE

  
L’histoire de Bethléem ressemble à celle de toutes les villes du monde: au cours des siècles, ses habitants n’ont pas joui d’une grande paix. Le lieu de la naissance du Sauveur est aujourd’hui une modeste ville. Rien de splendide en cet endroit choisi par le Seigneur, et nous pourrions paraphraser le prophète Michée en disant: « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es qu’une des villes de Palestine, bien que de toi soit sorti le chef du peuple des croyants ».

Sous Hérode le Grand (37-4), la Palestine avait formé un seul Etat souverain, tout en étant vassal de Rome. A la mort du roi, comme Auguste avait aboli la dignité royale, le pays fut morcelé en plusieurs tétrarchies. En l’an 6 de l’ère chrétienne, sous le nom de Judée, il fut rattaché à la province impériale de Syrie, avec un procurateur résidant à Césarée-Maritime et directement responsable devant l’empereur. Des légions y furent envoyées en garnison, notamment la Xe légion Fretensis, qui séjournait à Jérusalem.

Si elle échappa au sort que Titus infligea à Jérusalem en 70, la ville de Bethléem fut par contre victime de la violence d’Hadrien, après la seconde révolte juive que Bar Kozeba avait fomentée contre les Romains (132-135).

Poussé par un calcul politique astucieux, Hadrien profana la sainteté de la grotte de la Nativité en faisant planter au-dessus un bosquet sacré en l’honneur de Tammouz-Adonis, de même qu’il avait érigé à Jérusalem, sur les lieux de la Passion et de la Résurrection, les statue de Vénus et de Jupiter. Comme les juifs étaient bannis, la population de Bethléem pouvait compter à cette époque de nombreux païens disposés à continuer des rites agrestes, autrefois communs en Orient. Des lieux de culte syncrétiste se trouvaient aussi en d’autres endroits; exemple : celui de Mambré. Minoritaires, les chrétiens d’origine juive, c’est-à-dire les judéo-chrétiens, ne pouvaient certainement pas s’opposer aux ordres impériaux. La Palestine fut donc officiellement païenne, comme tout le monde romain, jusqu’en 313, année où Constantin proclama la liberté du culte.

En 324, Hélène, mère de Constantin, visita la Terre sainte. Dès l’année suivante, à la demande de l’évêque Macaire de Jérusalem qu’il avait rencontré au premier concile œcuménique de Nicée, l’empereur affecta des sommes importantes à la construction d’églises. L’une d’elles fut érigée sur le lieu de la Nativité. Les traditions chrétiennes, jalousement gardées par les judéo-chrétiens, étaient tellement claires et enracinées que la localisation du site ne posa pas de problème: les travaux purent commencer en 326.

Bethléem devint très vite un centre important de vie monastique. Arrivé en 384, saint Jérôme s’y adonna pendant 36 ans à une extrême pénitence, tout en prenant une part active aux disputes théologiques contre les hérétiques et en se livrant à la tâche énorme dont l’avait charge le pape saint Damase, celle de réviser les vieilles traductions latines de la Bible et de composer une nouvelle version fondée sur les textes originaux hébreux et grecs (traduction dite La Vulgate).

En 386, la Romaine Paule, descendante des Gracques et des Scipions, s’établit à Bethléem avec sa fille Eustochium ; elle fut bientôt suivie de nombreuses femmes des grandes familles patriciennes de Rome. Paule consacra son immense fortune à l’érection de deux monastères (un pour saint Jérôme et ses disciples , un autre pour elle et ses religieuses) et d’un hospice pour les pèlerins. Saint Jérôme était le chef spirituel vénéré de toutes ces âmes qui s’efforçaient à Bethléem de vivre dans l’humilité, réchauffées par la lumière divine.

A la mort de saint Jérôme (420), la direction des monastères fut peut-être confiée à Eusèbe de Crémone, disciple du grand exégète. Il mourut malheureusement déjà deux ans plus tard et la vie monastique de Bethléem ne lui survécut pas longtemps.

Lorsque l’Empire romain fut divisé en deux, la Palestine fit partie de l’Orient (395). La prise de Rome par les Wisigoths d’Alaric (410) entraîna un afflux de réfugiés dans tout l’Orient. Nombre d’entre eux se dirigèrent vers Bethléem, au point que saint Jérôme se trouva dans l’impossibilité de les aider tous.

En 529, les Samaritains de Naplouse, en révolte contre Byzance, purent aisément saccager Bethléem, dont les murs délabrés n’offraient plus aucune résistance. Deux ans plus tard, à la demande de saint Sabas, délégué par le patriarche de Jérusalem, l’empereur Justinien fit reconstruire la basilique, édifier des églises et des monastères et entourer la ville d’une nouvelle enceinte de murs pour la protéger contre les attaques des pillards.

En guerre contre les Byzantins, les Perses de Chosroès II s’emparèrent de la Palestine en 614, accueillis avec faveur par les juifs qu’animait un esprit d’aversion contre le christianisme triomphant. Alors qu’ils avaient mis Jérusalem et ses environs à feu et à sang, les envahisseurs épargnèrent Bethléem. Ils renoncèrent à leurs projets de vandalisme à la vue d’une mosaïque de la basilique de la Nativité, où était représentée l’adoration des mages habillés en Perses. L’absence d’une description détaillée de l’ancienne basilique nous empêche de déterminer l’endroit où se trouvait cette mosaïque. Il est probable qu’elle décorait la partie supérieure de la façade. L’empereur Héraclius ne put libérer l’Empire d’Orient de ces envahisseurs et reconquérir la Palestine qu’en 629.

De nouveaux maîtres se présentèrent en 637 avec l’invasion des Arabes musulmans. Pour la première fois depuis trois siècles, Bethléem ne célébra pas la fête de Noël. Après avoir battu définitivement les Byzantins, le calife Omar occupa en 638 Jérusalem, dont le nom fut changé en el-Qouds, la Sainte. Il alla prier dans la basilique de la Nativité, instaura une politique de tolérance et garantit au patriarche Sophrone l’intégrité de l’église. La cohabitation des chrétiens et des musulmans fut supportable: les musulmans avaient le droit de prier dans l’abside sud, tournée exactement vers La Mecque, et les chrétiens veillaient à l’entretien de l’édifice. Cette communauté de la vie cultuelle n’est pas surprenante, les musulmans respectent le Christ comme prophète et honorent la Vierge Marie. On peut encore aujourd’hui rencontrer dans la basilique des pèlerins musulmans qui, après avoir visité Jérusalem et Hébron, s’arrêtent pour prier au lieu de la naissance de Jésus. Les musulmans vénéraient en outre la basilique parce qu’ils croyaient que les sépultures de David et de Salomon se trouvaient à proximité.

La conquête arabe entraîna toutefois le déclin de la vie chrétienne à Bethléem. Tandis qu’il existait au moins six couvents à l’époque de Justinien, le recensement des monastères de Terre sainte, le Commemoratorium de casis Dei, établi à la demande de Charlemagne en 808, relevait seulement 17 religieux à Bethléem (prêtres, moines, clercs et stylites).

Les successeurs d’Omar continuèrent la politique de tolérance jusqu’en 1009. Cette année-là, le fanatique calife égyptien el-Hâkim fit détruire le Saint-Sépulcre et déchaîna une véritable persécution contre les chrétiens. Mais Bethléem fut de nouveau épargnée, soit, selon les uns, qu’une intervention miraculeuse arrêtât el-Hâkim, soit, selon d’autres, que la basilique dût la protection au désir du calife de continuer à recevoir le tribut exigé des chrétiens depuis Omar.

En 1099, la ville ne put échapper à la furie des musulmans, qui la dévastèrent à l’approche des croisés. Craignant que la basilique ne fût détruite comme les autres églises, les habitants envoyèrent des messagers à Godefroi de Bouillon, caserné à Emmaüs, et l’invitèrent à s’emparer de leur ville. Godefroi chargea de cette mission Tancrède et cent cavaliers. Bientôt, au milieu de la jubilation de tous les chrétiens, le drapeau des croisés était hissé sur la basilique. La nuit de Noël 1100, le patriarche y couronna Baudouin premier roi de Jérusalem. Baudouin Il y reçut à son tour la couronne à Noël 1119. Ces rois évitaient ainsi le scandale de recevoir une couronne temporelle dans la ville où le Christ avait été couronné d’épines.

La conquête des croisés ouvrit un chapitre nouveau de l’histoire de Bethléem. Reconstruite, la ville devint une forteresse. On y érigea aussi un monastère pour les chanoines de Saint-Augustin chargés du service liturgique en latin. Les autorités de l’Eglise byzantine n’avaient pas accordé de prééminence particulière à la basilique : jusqu’aux croisades, celle-ci avait seulement constitué une paroisse du patriarcat de Jérusalem. En 1110, le roi Baudouin Ier obtint du pape Pascal II l’érection de la ville en siège épiscopal. Le diocèse eut d’ailleurs une existence brève et devint ensuite un siège titulaire.
En 1165-1169, l’empereur Manuel Porphyrogénète Comnène de Constantinople, le roi franc Amaury et l’évêque Raoul de Bethléem firent restaurer et décorer la basilique: l’édifice reçut une couverture de cèdre et de plomb; de nouvelles dalles de marbre remplacèrent le vieux pavement usé; un revêtement de marbre blanc orna les murs latéraux et un revêtement de mosaïque, la partie supérieure de la nef centrale; la voûte de la grotte de la Nativité fut décorée de mosaïques polychromes et dorées, dont certaines étaient faites de cubes de verre et de nacre.

Après la défaite de Hattîn et le départ des croisés (1187), Bethléem, comme la grande majorité des villes du Royaume franc, tomba au pouvoir de Saladin. A partir de 1192, à la demande d’Hubert Walter, évêque de Salisbury et ambassadeur de Richard Cœur de Lion, les musulmans autorisèrent de nouveau le culte latin pendant un certain temps contre le paiement d’un tribut par les fidèles.

Grâce à deux trêves (la première conclue entre l’empereur Frédéric II et le sultan d’Egypte Mélik el-Kàmil, la seconde entre le roi de Navarre et le sultan de Damas), Bethléem retourna sous l’autorité chrétienne de 1229 à 1244. Les chanoines de Saint-Augustin reprirent possession de leur siège et le monde chrétien eut de nouveau accès à la basilique.

En 1244, des bandes de Turcs Khwârizmiens triomphèrent des croisés et du sultan de Damas. Après le départ des Khwârizmiens, quelques années plus tard, le sort de la Palestine ne s’améliora pas sous les Mamelouks d’Egypte, dont le chef Baïbars expulsa les chrétiens de Bethléem et détruisit les murailles de la ville (1266). Le bannissement des chrétiens ne dura cependant pas longtemps. Les pèlerinages furent de nouveau tolérés; mais les chanoines de Saint-Augustin ne survécurent pas à ce second exil. Les nouveaux maîtres continuèrent à se servir des Lieux saints au profit des caisses de l’Etat et des poches des particuliers. Cette politique devait être largement exploitée plus tard par les Ottomans. Le Royaume franc prit fin en 1291. La Palestine demeura avec la Syrie sous l’autorité des Mamelouks, d’origine circassienne et turque, anciens esclaves devenus maîtres de l’Egypte en 1252. Au début du XIIIe siècle étaient arrivés en Terre sainte les premiers missionnaires franciscains. Pendant l’époque des croisades, comme chapelains et conseillers, ils procurèrent leur aide spirituelle aux combattants. Les périodes suivantes les virent plusieurs fois verser leur sang. Installés déjà au Cénacle en 1333, les « frères de la corde » entrèrent de 1335 à 1337 en possession des terrains sur lesquels s’élevaient le Cénacle et le Saint-Sépulcre; le 21 novembre 1342, Clément VI, par les bulles Gratias agimus et Nuper carissimae, leur concéda la garde des Lieux saints (Bullarium Franciscanum, Roma, 1902). En 1347, ils s’établirent définitivement à Bethléem, où ils travaillaient déjà depuis quelque temps, et obtinrent le droit d’officier dans la basilique. A la fin du XVe siècle existait encore l’enceinte des murs que renforçaient deux grosses tours, l’une à l’ouest sur le sommet de la colline, l’autre à proximité de la basilique. Sélim Ier de Constantinople, qui avait enlevé en 1517 la Palestine aux Mamelouks d’Egypte fit abattre l’enceinte et combler les fossés. Au XVIe siècle, Bethléem n’était plus qu’un village presque abandonné. Dans son Très dévot Voyage de Jérusalem (Anvers, 1608), Jean Zuallart, pèlerin en 1586, écrit: [ ... 1 Bethléem moderne, qui est à present en pauvre estat, et mal habitée, n’y ayant plus que des petites cabanes, et vieux edifices ruinez: les Bethlehemites et habitans d’icelle sont tous pauvres gens Mores, c’est à dire Arabes Mahometistes et Chrestiens Suriens [ ... 1 faisans des chapeletz et croix de bois, qu’ilz nous vendent, et pour ceste cause ilz ont accoustumez, d’enseigner à leurs enfans la langue Italienne [...] ».

Les Turcs avaient en fait manifesté de bonnes intentions au début, en essayant de donner au pays une saine administration et en encourageant un programme de reconstruction. (Qu’on se rappelle l’œuvre de Soliman le Magnifique qui releva en 1539-1542 les murailles de Jérusalem, encore admirées aujourd’hui.) Mais les Turcs avaient fini par exploiter et piller la région au point de l’acculer à la misère. Bethléem fut pendant 400 ans une des nombreuses victimes de la gabegie turque et connut en plus, à partir du XVIe siècle, les luttes sanglantes qui mirent aux prises les latins et les grecs pour l’hégémonie dans la basilique de la Nativité.

Les pères franciscains avaient en 1347 obtenu du sultan la possession de la grotte et, ensuite, acquis le droit de jouir de la basilique et de subvenir à son entretien. Le P. Gerardo Calveti, gardien du Mont-Sion, avait fait à la fin du XIVe siècle un voyage en Europe pour demander aux princes d’aider à la restauration du sanctuaire. En 1479, le père gardien Giovanni Tomacelli avait persuadé Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et le roi Edouard IV d’Angleterre de pourvoir à la réfection du toit. Ces faits, outre l’existence de nombreux firmans des sultans, confirmaient les droits des latins. Mais, au XVIe siècle, grâce à l’avidité des pachas et des beys, les grecs réussirent très souvent à racheter les biens acquis par les franciscains; des lieux saints furent même plusieurs fois cédés successivement aux uns et aux autres.

De plus, le sort des frères mineurs dépendait des guerres qui opposaient les Ottomans et les Républiques maritimes. Ainsi, en 1537, comme pour se venger de la destruction de sa flotte par les Génois, Soliman II incarcéra pendant trois ans les franciscains de Jérusalem et de Bethléem, d’abord dans la Tour de David et ensuite à Damas. La victoire des Ottomans sur la république de Venise (1669) rendit désespérée la situation des franciscains et améliora celle des grecs, qui furent autorisés à prendre possession de la basilique et de la grotte de la Nativité.

En 1690, les latins recouvraient leurs droits sur la grotte. Ils remplacèrent en 1717 l’étoile, alors vétuste, qui marquait le lieu de la naissance de Notre-Seigneur, par une nouvelle étoile portant l’inscription latine: Hic de Virgine Maria Jesus Christus natus est. Les grecs reprirent en 1757 possession de la basilique et de l’autel de la Nativité et enlevèrent en 1847 l’étoile qui attestait les droits des latins. Grâce à l’intervention du gouvernement français auprès de la Sublime-Porte, une autre étoile latine fut placée en 1853 sous la table de l’autel. L’étoile enlevée aurait été cachée dans le couvent grec de Mâr Saba où, d’après un journaliste juif, elle se trouvait encore quelques années avant 1949. Il y eut plusieurs tentatives ultérieures pour détacher de nouveau l’étoile; des clous furent même enlevés en 1950.

La disparition de l’étoile de Bethléem a constitué une des occasions de la guerre de Crimée (et, incidemment, la cause première de la création du corps italien des bersagliers). Mais, pour ce développement de l’affaire de l’étoile, comme pour le problème connu sous le nom de statu quo, et qui intéresse aussi les autres lieux saints, disons seulement ici que les communautés latine, grecque orthodoxe et arménienne orthodoxe sont copropriétaires de la basilique. (Entre 1810 et 1829, les arméniens orthodoxes avaient en effet réussi à s’établir dans la basilique et à prendre possession du bras nord du transept.) Les grecs orthodoxes ont le droit d’officier à leur autel, de même que les arméniens orthodoxes. Dans la grotte de la Nativité, les latins sont propriétaires d’un escalier, de la Crèche, de la voûte, des parois longues, ainsi que du pavement, et ils ont le droit de célébrer la messe à l’autel des Mages. Les grecs orthodoxes possèdent la petite abside de la Nativité, où ils célèbrent la messe. Ils partagent ce droit avec les arméniens orthodoxes. Les syriens orthodoxes peuvent officier dans la basilique deux fois par an (Noël et Pâques) et les coptes orthodoxes une fois par an (Noël). Chacune des communautés copropriétaires détient une des trois clés qui ouvrent et ferment la petite porte de la basilique. Les grecs orthodoxes peuvent exercer leur droit d’ouvrir et de fermer cette porte le matin et le soir, lorsque la cloche latine sonne l’angélus.

Le 25 avril 1873 eut lieu une violente agression des grecs orthodoxes, qui blessèrent huit pères franciscains et saccagèrent la grotte de la Nativité, enlevant tout ce qui avait quelque valeur. A la suite de cet événement, le sultan fit mettre une sentinelle pour veiller sans relâche à la paix dans la grotte de la Nativité. Les attaques des grecs ne cessèrent pourtant pas, et d’autres frères mineurs furent victimes de coups et de blessures. Après la première guerre mondiale, la sentinelle anglaise ne servit pas non plus à grand-chose: l’année 1928 vit de nouvelles violences.

La situation se présente différemment aujourd’hui: les rapports sont cordiaux et un certain esprit de collaboration facilite la cohabitation des trois communautés.

Mais reprenons le cours des événements historiques avec l’année 1831. En Egypte, le pouvoir était alors exercé par un Albanais, Mohammed Ali, qui avait combattu contre Napoléon comme bin-bashi (plus grand) des bashibozuq (troupes irrégulières turques). Ce soldat courageux, doublé d’un homme d’Etat, était devenu gouverneur, mais il désirait faire de l’Egypte un Etat indépendant de Constantinople. Il engagea donc les hostilités contre la Turquie et, durant une campagne, envoya en Palestine une armée de 30000 hommes sous les ordres de son fils Ibrâhîm Pacha. A partir de 1831, et pendant dix ans, la région dépendit de l’Egypte. Les chrétiens expulsèrent les musulmans de Bethléem et Ibrâhîm Pacha, pour punir ces derniers de leurs continuels actes de brigandage, ordonna en 1834 la destruction de leur quartier. Depuis lors, la population de Bethléem a été en majorité chrétienne jusqu’à une époque récente. En 1988 la ville comptait quelque 45500 habitants dont 33500 musulmans et 12000 chrétiens. Avec les deux intifadas (1987 et 2000) l’émigration n’a fait qu’empirer spécialement dans la population chrétienne.
Retombée au pouvoir des Turcs en 1841 et passée sous le Mandat britannique de 1917 à 1948 comme toute la Palestine, puis sous le Royaume hachémite de Jordanie de 1948 à 1967, la localité a fait partie des territoires occupés par Israël de juin 1967 à 1994 date à laquelle, la cité est passée sous autorité palestinienne.

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Created / Updated November, 2005 by John Abela ofm ,E.Bermejo, E.Alliata, M.A.Beaulieu, Marina Mordin
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